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1- Description de la journée
La journée internationale des enfants-soldats

Le 12 février de chaque année a lieu la journée internationale des enfants-soldats. L’Organisation des Nations Unies (ONU) estime qu’en 2007, sur la planète, il y avait 250 000 enfants-soldats participant à plus de 30 conflits militaires. Cette journée est un moment privilégié pour se sensibiliser à cette problématique mondiale et pour poser des gestes de solidarité envers les enfants soldats.
Mais qu’est-ce qu’un enfant-soldat?
Selon l’UNICEF, un enfant-soldat c’est :
- Une personne, garçon ou fille, âgée de moins de 18 ans
- Cette personne est membre d’une armée gouvernementale ou d’un groupe armé (quel que soit son rôle au sein de l’organisation)
- Elle est recrutée de manière volontaire ou forcée
Cette définition est très large. L’enfant-soldat n’est pas seulement celui qui se bat en se servant d’une arme. Il peut aussi être « un combattant, un mineur, un démineur, un éclaireur, un espion, un porteur, un garde, une sentinelle, un cuisinier, un esclave domestique ou sexuel, etc. »[1]
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Le phénomène des enfants-soldats a de quoi étonner et choquer mais il est loin d’être nouveau. En fait, il existe depuis des centaines d’années : ils étaient déjà recrutés, à Spartes, au IVe siècle avant Jésus-Christ. Au Moyen-Âge, les futurs chevaliers commençaient leur entraînement militaire dès l’âge de 7 ans. Par contre, le phénomène a pris beaucoup d’ampleur depuis les années 1990 avec l’arrivée massive des armes légères dans les zones de conflits. Ces armes, comme leur nom l’indique, s’avèrent très légères comparativement aux armes conventionnelles et elles peuvent être facilement manipulées par des enfants de 10 ans ou moins. |
Qu’est-ce qui pousse les organisations armées à utiliser des enfants-soldats?
- Les enfants-soldats sont nombreux, vulnérables, dociles et facilement remplaçables
- Ils ne coûtent pas cher en nourriture
- Ils sont très agiles sur les terrains difficiles
- Ils paraissent inoffensifs et donc sont de bons espions
- Ils aident à regarnir les rangs des armées lorsque les conflits s’éternisent
Pour toutes ces raisons, des groupes armés d’Asie, d’Afrique, d’Europe, d’Amérique du Sud et du Moyen-Orient enrôlent des enfants volontairement ou de force. En 2007, sur les 250 000 enfants-soldats dans le monde, il y en avait 10 000 en Colombie, 20 à 30 000 en République démocratique du Congo et 70 000 au Myanmar.
Des conséquences désastreuses
Les enfants soldats se font littéralement voler leur enfance et leur droit d’être éduqués. Selon Amnistie internationale, « les témoignages abondent d’enfants que l’on a drogués avant de les envoyer au combat, en plus d’être la plupart du temps victimes d’abus et d’actes d’une grande brutalité. Aussi, les filles sont souvent utilisées à des fins sexuelles; elles sont généralement attribuées à un chef et parfois victimes de viols collectifs. » On peut donc facilement imaginer qu’ils et elles en garderont des séquelles psychologiques et physiques permanentes.
Un souffle d’espoir
La date de la journée internationale des enfants-soldats n’est pas choisie au hasard; elle coïncide avec le jour de l’entrée en vigueur du Protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux droits de l'enfant le 12 février 2002. Il s’agit d’un document préparé par l’ONU qui interdit à quiconque l’utilisation d’enfants-soldats à travers le monde. Ce document exige aussi que l’âge minimum pour le recrutement obligatoire et la participation directe à un conflit armé soit de 18 ans. En mai 2006, 107 pays l’avaient ratifié et incorporé à leur loi nationale.
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Carte du monde de démobilisation, effectuée suite au rapport de 2005 de l’ONU sur les enfants-soldats. |
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De plus, diverses branches de l’ONU dont l’UNICEF et l’UNHCR, en collaboration avec des organisations non gouvernementales, prennent en charge des opérations de démobilisation et de démilitarisation des enfants qui donnent des résultats non négligeables. Selon les rapports de 2005, 3 820 enfants ont été démobilisés en Afghanistan, 2 260 au Burundi, 5 000 en République démocratique du Congo, plus de 10 000 au Libéria, et ce, en 2004 seulement.
À ce processus s’ajoutent des programmes de réinsertion de ces enfants dans leur communauté et dans leur famille d’origine.
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Lors d’une cérémonie de démobilisation, les enfants laissent leur arme derrière eux. |
Source : Amnistie internationale. www.amnistie.ca
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