LE RÉSEAU IN-TERRE-ACTIF

Un outil d'éducation et d'engagement pour de jeunes citoyens solidaires

Dossier : Les océans

primaire  3e cycle   secondaire 1e cycle 2e cycle
  1. L’océan Pacifique
  2. L’océan Atlantique
  3. L’océan Indien
  4. L’océan Arctique
  5. Température des océans
  6. Composition des océans
  7. Les 5 types de pollution des océans
  8. Les conséquences du réchauffement de la planète sur les océans

La Terre est composée de 4 grands océans qui occupent 70,8 % de la superficie totale du globe terrestre :

L’océan Pacifique

C’est le plus grand des quatre océans. Il fait 165 millions de km2 entre l’Asie, l’Australie et les Amériques.

Dans le sud de l’océan Pacifique, un courant marin appelé El Niño passe tous les cinq ans. Une grande masse d’eau chaude accompagnée de forts vents changent de direction. Ce courant provoque des pluies abondantes et des orages violents perturbant tout l’écosystème de ces régions.

Saviez-vous que…

La mystérieuse Île de Pâques est l’île la plus isolée de l’océan Pacifique !

L’océan Atlantique

Il est le deuxième océan en importance pour sa superficie, mais aussi parce qu’il assure d’importants échanges commerciaux entre les Amériques, l’Europe et l’Afrique. Il fait 82 millions de km2. Au centre de l’océan Atlantique, on retrouve une chaîne montagneuse sous-marine, la dorsale médio-atlantique.

Saviez-vous que…

Le triangle des Bermudes, là où plusieurs mystères de disparitions de navires et d’avions résident, se situe dans cet océan !

L’océan Indien

Il s’étend à 73 millions de km2 entre l’Afrique, l’Asie et l’Australie. La plus grosse île de cet océan est Madagascar, pays d’Afrique très pauvre où l’on compte plus de 16 millions d’habitants.

L’océan Arctique

Il fait 14 millions de km2 et se situe entre la Norvège, la Russie, l’Alaska et le Groenland. Il est en grande partie recouvert par la banquise, une épaisse couche de glace.


Température des océans

La température varie selon les saisons, la position géographique et la profondeur. Pour mesurer la température de l’eau, on la divise en trois couches :

1- L’eau de surface :

En surface, l’eau demeure plus chaude puisqu’elle est chauffée par les rayons du soleil. En moyenne, elle varie entre 25 et 28 degrés Celsius à l’équateur, de 12 à 17 degrés Celsius dans les zones tempérées et de –1 à 4 degrés Celsius dans l’Arctique.

 

2- La thermocline (couche du milieu) :

Cette couche sert de transition entre les deux autres. Comme la lumière du soleil est moins forte dans cette partie, la température chute jusqu’à 5 degrés Celsius.

3- L’eau profonde :

En profondeur, l’eau reste pratiquement à la même température d’un océan à l’autre. Elle varie entre 0 à 4 degrés Celsius, peu importe la saison.

Composition des océans

Les océans sont composés en grande partie d’eau à 96,5 %. Dans l’eau, on retrouve :

- 55 % de chlore
- 30,6 % de sodium
- 7,7 % de soufre
- 3,7 % de magnésium
- 1,2 % de calcium
- 1,1 % de potassium
- 0,7 % d’autres éléments

Qu’est-ce qui constitue les 3,5 % qui ne sont pas de l’eau ? Les océans et les mers sont aussi composés de sel. C’est ce que l’on appelle « la salinité des eaux ». Elle se situe généralement entre 3,2 % et 3,7 %.

Dans les régions plus chaudes, la température élevée et le manque de pluie entraînent l’évaporation de l’eau et la concentration du sel. À l’inverse, dans les régions plus froides où il y a plus de pluie, l’eau est moins salée.

Le cycle de l’eau

Au-dessus des océans, il se vaporise plus d'eau qu'il n'en tombe sous forme de précipitations. Les vents poussent la vapeur d'eau vers la terre ferme. Là, la différence entre les précipitations et la vaporisation qui alimente les réseaux hydrographiques superficiels et souterrains. Ces réseaux se déversent dans les océans, et le cycle recommence.


Sources :
Agence spatiale européenne
Terre du futur

Les 5 types de pollution des océans

Les spécialistes prétendent qu’il existe quatre grands types de pollution des océans :


1- La pollution organique

Sur le bord des côtes, certains terrains en pente sont utilisés par les agriculteurs. Les pesticides et les engrais chimiques étendus sur ses champs finissent dans l'océan. À cause des courants marins et des vents, ces polluants sont transportés sur des milliers de kilomètres.


L'océan Arctique est ainsi touché par des polluants persistants venus du monde entier qui nuisent aux animaux marins et aux prédateurs qui se nourrissent de ces animaux. Une certaine quantité de ces produits chimiques auraient même été trouvés dans le corps d'Inuits, dont l'alimentation est composée de graisses d'animaux marins.

     


   

 

2- La pollution atmosphérique

Or, les usines font monter la production de CO2 plus haut que la normale. Cela contribue au réchauffement de la planète (la chaleur du soleil entre dans l'atmosphère et ne peut plus s'en échapper). La mer se réchauffe alors et ralentit le transfert de chaleur entre l’atmosphère et les océans. « Un océan chaud absorbe moins de C02 et d'oxygène présents dans l'air, ce qui a de graves effets sur l'organisme marin comme le plancton et les animaux qui s’en nourrissent ».Les océans absorbent les gaz dans l'atmosphère pour les recycler sous des formes propices à la vie.  Le dioxyde de carbone (CO2), important gaz à effet de serre, dont les sources naturelles sont très nombreuses : éruptions volcaniques, respiration des plantes, des animaux et des hommes, incendies naturels de forêts, décomposition de la matière organique morte de plantes et d'animaux…


Aujourd’hui, « entre 20 et 40 % du C02 rejeté chaque année par l'homme dans l'atmosphère est absorbé par les océans ». Depuis 1951, on retrouve 80 % moins de planctons sur la côte Pacifique.

Source : UNESCO


3- La pollution par marée noire

Les marées noires sont généralement causées par des accidents de navire transportant du pétrole. Elles sont dévastatrices pour les plages, les oiseaux, les animaux marins et l’eau que l’on consomme. Il faut en moyenne 10 ans pour nettoyer les dégâts de déversements de pétrole.

Une marée noire désigne une catastrophe industrielle et écologique qui se traduit par le déversement d'une importante quantité de pétrole brut ou de produits pétroliers lourds dans la mer. Lorsque cette nappe atteint la zone côtière, on parle alors de marée noire. Les accidents de pétroliers y tiennent une place majeure, mais non dominante. Une marée noire génère des impacts sur le milieu, sur ses peuplements et sur les activités économiques. La quantité de polluant déversé pèse naturellement lourd sur cet ensemble d’impacts. Mais la nature du produit en cause, le lieu et le contexte jouent énormément.[1]

Par exemple, le 22 avril 2010, dans les eaux du golfe du Mexique, au sud-est des États-Unis, une plateforme pétrolière de la compagnie BP (construction servant à l'exploitation du pétrole sous la mer) a sombré à la suite d'une très forte explosion suivie d'un incendie.



4- La pollution par l'introduction de nouvelles espèces

Lorsqu’un navire part de son port, il emprisonne une certaine quantité d’eau pour se stabiliser ainsi que sa cargaison. Arrivé à destination, cette eau et toutes les bactéries, virus et organismes qu'il contient, sont rejetées à la mer. Les espèces marines sont alors confrontées à ces nouveaux éléments qui les menacent.

Dans la région de la baie de San Francisco, 212 nouvelles espèces ont été introduites. On compte une nouvelle espèce toutes les 12 semaines à cause du rejet des eaux des bateaux. Cela modifie la vie marine continuellement dans tous les coins du monde.

5 - Les déchets de plastiques 

C’est une catastrophe écologique de grande ampleur. Selon les données du Programme des Nations unies pour l’environnement, cette matière très peu dégradable constituerait plus de 80 % des débris qu’on retrouve dans ces vastes étendues d’eau. Bon an, mal an, près de 100 millions de tonnes de plastique seraient déversées dans les océans, tant à la surface que dans les grandes profondeurs et sur les plages du monde. La grande majorité provient de la terre ferme et est transportée au gré des bassins versants.[1] 

La santé des océans du globe est de plus en plus perturbée par une multitude de polluants qui ne cessent d’en accélérer la dégradation. Or peu de mesures ont jusqu’ici été prises pour tenter de protéger ces milieux très riches et essentiels au maintien de la vie sur Terre. Tout l’écosystème marin paie le prix de cette inaction, notamment en ce qui a trait à la prolifération du plastique dans ces vastes étendues d’eau.

À défaut de profonds changements dans la gestion des déchets, la quantité de matières plastiques déversées dans les océans pourrait décupler dans la prochaine décennie. Et plus la densité de ces particules dans l’environnement marin augmente, plus la probabilité est grande qu’elles finissent par s’accumuler dans la chaîne alimentaire — c’est-à-dire, finalement, dans nos estomacs.


Les conséquences du réchauffement de la planète sur les océans

L’augmentation de la température globale a plusieurs effets sur l’eau. En premier lieu, l’eau qui se réchauffe prend de l’expansion. Comme elle prend plus d’espace, le niveau d’eau des océans s’élève un peu.

Cette augmentation de la température a pour effet de faire fondre les glaces emmagasinées depuis des milliers d’années aux extrémités dela Terre(en Arctique et en Antarctique). En fondant, ces immenses étendues de glaces qui flottaient normalement sur les océans créent beaucoup d’eau supplémentaire dans les océans. Cela entraîne également une hausse du niveau des océans.

 

Aujourd’hui, le niveau d’eau des océans augmente d’environ 3 mm par année. Depuis un peu plus de 100 ans, le niveau de la mer a augmenté de 20 cm environ[1]. Si elles devaient fondre totalement, les glaces du Groenland entraîneraient une élévation du niveau de la mer de 7 m. Il est prévu que le niveau de la mer s'élève de près de 26 à 82 cm d'ici 2100. (GIEC, 2013)



[1] http://www.developpement-durable.gouv.fr/Que-faut-il-retenir-du-5eme.html

Le niveau des mers et océans s'est élevé de 10 à 25 cm dans le dernier siècle et la température de l'eau a augmenté. Les récifs de corail risquent de disparaître ainsi que les espèces qu'il y habite.

Source : Christian de Prost
Le réchauffement entraîne aussi une hausse de la température des océans et des mers ce qui augmente leur volume et la fonte des glaciers. Plusieurs îles des Caraïbes, du Pacifique et de l'Océan Indien sont menacées par cette montée. Les gens qui habitent sur les côtes et dans des maisons sur pilotis risquent aussi de devoir déménager ou d’élever leur propriété.
Cette modification influence les courants marins. Par exemple, le courant du Gulf Stream pourrait s'affaiblir et s'enfoncer dans l'océan Atlantique sans atteindre les côtes de l'Europe. Les hivers de cette région seraient ainsi plus froids. Les espèces vivantes devraient s’adapter à ce changement climatique, de nouvelles espèces verraient le jour et d’autres mourraient.
Maison sur pilotis au Cambodge

 


                                        Source : Océan ocean
« Le Gulf Stream est un immense courant marin large de 150 km. Il déplace trente fois plus d'eau que tous les fleuves du monde réunis. Il circule près de la surface, de la Floride au Groenland. Son eau est alors chaude, mais au contact des glaces et des vents polaires, elle devient froide et plus salée, et donc plus lourde. Ce qui explique que le Gulf Stream coule en profondeur. Quand il arrive au fond de l'océan, il prend la direction du sud. »

  Page actualisée en 2010